Pedro Marzorati

Pedro Marzorati est un artiste qui transforme les paysages en récits, en donnant à voir le mouvement, la transition et le passage. Issu de la bande dessinée et de la scénographie, il crée des œuvres in situ qui invitent chacun à ralentir et à regarder autrement ce qui nous entoure. Pour ce parcours il nous propose deux œuvres. Un Horizon passe est située au niveau de l’aire de pique-nique de THOREY-EN-PLAINE & Silo Canopée est située à l’écluse 68S La Combe. 

Un artiste du paysage et du mouvement

Un parcours entre bande dessinée, scénographie et art in situ

Pedro Marzorati est un artiste argentin installé en France, dont le travail s’est construit au croisement de plusieurs univers. Il vient d’abord de la bande dessinée, un langage narratif qui a profondément marqué sa manière de concevoir les images et les récits. Avec le temps, il a donné une nouvelle dimension à sa bande dessinée… plus exactement, il a traduit la bande dessinée en trois dimensions : chacune de ses installations physiques se termine par une vignette, comme un clin d’œil à ses origines graphiques, et ses œuvres sont toujours traversées par une idée de mouvement, de transition, de passage.

© FOXAEP

Arrivé en France, il débute comme décorateur de théâtre, une expérience fondatrice qui lui donne le goût du monumental, des grands espaces et de la scénographie. Très vite, il se fait connaître par ses œuvres dans l’espace public, éphémères ou pérennes, et développe une pratique d’art in situ et de land art. Ce qui l’attire dans ces formes artistiques, c’est la relation directe avec les gens : un art ouvert à tous, dehors, accessible sans franchir de porte, où chacun peut interpréter l’œuvre librement et la vivre à sa manière. Pour lui, créer dans la nature et dans l’espace public, c’est offrir des récits à ciel ouvert, des images qui se déploient dans le paysage et invitent à une expérience sensible.

© FOXAEP

Une approche in situ fondée sur l’appréhension du lieu

Pour Pedro Marzorati, chaque création commence par l’appréhension du lieu : comprendre l’espace, son histoire, son environnement, et les personnes qui le traversent. Fort de nombreuses expériences dans la nature et l’espace public, il aborde chaque projet comme un récit à construire. Le dessin intervient ensuite pour préciser l’intention : pourquoi placer une œuvre ici, qui va passer par là, quel mouvement ou quelle trajectoire le site suggère. Dans le cadre du projet, deux lieux différents appellent naturellement deux œuvres distinctes, chacune pensée en fonction de son contexte et de son usage.

Une fois l’idée posée, Pedro Marzorati engage une phase de construction méthodique : plans, fabrication, montage. Plus l’œuvre est grande, plus elle nécessite une équipe, idéalement locale, pour ancrer le projet dans son territoire. Cette dimension collective prolonge son goût pour les installations monumentales, hérité de ses débuts comme décorateur de théâtre. Pour lui, créer dans l’espace public, c’est offrir un art ouvert à tous, accessible sans franchir de porte, où chacun peut interpréter l’œuvre librement et la vivre à sa manière.

Deux œuvres pour deux lectures du paysage

Pour Pedro Marzorati, ce projet est singulier parce qu’il l’amène à concevoir deux œuvres distinctes, chacune en résonance avec un lieu différent du canal. Un horizon passe est pensée pour un espace en mouvement, traversé par les bateaux, où rien n’est figé. Inspirée par la lenteur de la plaisance, elle évoque la traversée des espaces et la succession des horizons, jouant avec le poids des mots et ce qu’ils laissent échapper. À l’inverse, Silo Canopée s’ancre dans la plaine et ses silos céréaliers, éléments emblématiques du territoire qui ont nourri une approche nouvelle. Cette œuvre, plus proche du mobilier artistique, invite à la contemplation et s’inscrit dans une relation plus stable au paysage.

Ces deux propositions, très différentes, prolongent les recherches de Marzorati sur le temps qui passe, l’évolution des paysages et la manière dont nous les regardons.

Un Horizon passe

Un Horizon passe questionne davantage, notamment parce qu’il utilise des mots — une première pour l’artiste — et parce qu’il s’inscrit dans un environnement complexe où les bateaux circulent et où les contraintes sont nombreuses. S'il devait la qualifier en un mot ce serait une 

"surprise"

Silo Canopée

Silo Canopée, plus accessible, propose une pause douce dans le paysage. Ensemble, elles forment une invitation à "arrêter le temps pour regarder le temps passer", un éloge de la lenteur qui s’inscrit dans la continuité de ses projets précédents, dont La Belle Balade, toujours guidés par l’idée d’offrir l’art au domaine public. S'il devait qualifier cette œuvre, ce serait un

"hommage"

au lieu dans lequel il a grandi.

Les coulisses de la construction

Pedro Marzorati

28 Boulevard Saint Jacques Bât Arr. – Acc 003 75014 Paris

0601072467

Nos partenaires

Ce projet a été réalisé en collaboration avec Voies Navigables de France (VNF), en collaboration avec l'entreprise Belugart & avec le soutien de la Région Bourgogne Franche-Comté.